Comment remplacer le maquis de Moula El Kherba à El kerma

C’était un chef d’œuvre écologique et historique du terroir.
Ce n’est pas n’importe quel lieu ! Le paleral comme on l’appelait (par les autochtones et les européens de l’ex-Valmy) très fréquenté durant les fêtes pascales et durant toute l’année par les autochtones en quête de gibier ou de nourritures- était un beau joyau de la nature, ou faune et flore “Oeuvres de nobles créations ” qui incitaient l’admiration des yeux des visiteurs qui venaient très nombreux se recueillir auprès du mausolée de Sidi ABDEL KADER Moula El Kherba. La riche flore  aux espèces végétâtes variées avait abritée plusieurs animaux tels que : les hérissons- les lièvres- les tortues- les porcs épiques- les sangliers  – les fennecs !Et la multitude d’oiseaux qui transitaient et qui retrouvaient cet endroit idéal pour leur accouplement et  séjournaient jusqu’aux  périodes des ponte.

Aujourd’hui comme celles du maquis, les traces du marabout commencent a disparaitre, il est lui aussi victime des fossoyeurs de notre histoire, de notre passe glorieux, de nos nobles et hospitalières traditions. Pourtant nous ne nous attaquons a personne pourquoi ils s’attaquent à détruire nos sites écologiques et amputent notre mémoire collective (notre histoire locale et ancestrale).
D’ailleurs ce maquis n’est autre que l’œuvre de l’intendance du BEY d’Oran MOHAMED BEN OTHMANE qui avait choisit cet endroit pour ériger une résidence de loisirs et de chasse du BEY.
Des trésors archéologiques et historiques insoupçonnables sont a découvrir en ces lieux qui par son emplacement inspire déjà l’espoir de découverte.
Avant que la nature sauvage -mais pittoresque et admirablement diversifiée par ses essences végétales -ne transforme ce beau jardin du BEY en maquis, des constructions abritaient les servitudes et le personnel de ce beau et historique lieu de séjour.

Pour revenir au mode de faire valoir du lieu- qui est toujours de nature -cultuel et public ;il a su garder son cachet historique et son respect de la part de propriétaire colonial en l’occurrence MARAVAL Jean .Ce dernier s’est complètement désisté pour la chose publique en voyant l’attrait permanent des  visiteurs au marabout Sidi Abdelkader  Moul-El- Kherba .Chaque visiteur trouvait de quoi se nourrir grâce à la générosité des arbres fruitiers qui agrémentaient le maquis (figuiers,caroubiers- figues de barbarie et autres essences vegetales)
Soit  forcé par le colon ou par besoin les terres qui entouraient le maquis finirent toutes par être cédées et mise sous la main de J. Maraval – sauf le maquis et le marabout qui étaient restes biens du public pour ne pas dire biens de toutes les famille et des allies qui s’occupaient de l’entretien du marabout et de hébergement des visiteurs qui passaient la nuit.

D’ailleurs des restes de parcelles des anciens habitants existent bien encore au alentour et étaient même enclavés dans le domaine d’ex- colon.
Des greniers a céréales traditionnels (Matmourates) existent au milieu et au bas du maquis et servaient a conserver les semences et la nourriture annuelle des occupants autochtones des lieux.

Cet endroit fut aussi un lieu de refuge pour les habitants d’El Kerma durant la dernière guerre mondiale ou des attaques aériennes pour la prise de la base de Mers el Kebir ont fait fuir toute la population  vers le maquis de Moul-El-Kherba ! Cette place stratégique a aussi bien servie à nos valeureux moudjahidine locaux qui  installèrent un centre Zonal de commandement des opérations jusqu’à  sa destruction par l’armée coloniale en Août 1958 (une stèle existe pour marquer et pérenniser ce haut fait d’armes de notre glorieuse ALN.

Le secrétariat de l’association

EL FADJR d’El Kerma.